Dapaong-le 27 janvier 2026 – Présent dans la région septentrionale dans le cadre de la commémoration du 52ème anniversaire de l’attentat de Sarakawa, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits humains, Me Pacôme Adjourouvi, a mis à profit ce déplacement pour effectuer une tournée de terrain à forte portée institutionnelle. Cette mission, entamée le 24 janvier 2026, a permis le lancement les 26 et 27 janvier, des travaux de construction et de réhabilitation de plusieurs infrastructures judiciaires et pénitentiaires modernes, tout en favorisant des échanges directs avec les acteurs judiciaires locaux, dans une dynamique de rapprochement de la justice des populations, notamment dans les zones frontalières.
Pour le Garde des Sceaux, cette initiative traduit la volonté ferme du Gouvernement de doter les juridictions d’infrastructures modernes, fonctionnelles et adaptées aux exigences d’un service public judiciaire de qualité. Elle constitue une étape importante dans le renforcement de la présence de la justice dans la région des Savanes et dans l’amélioration des conditions de travail des acteurs judiciaires.
À Mandouri, avant le lancement officiel des travaux marqué par la présentation de la maquette, le dévoilement de la plaque et le coup de pioche symbolique de remise du site à l’entreprise adjudicataire, le Ministre a visité le tribunal de la localité. L’infrastructure se trouve dans un état de délabrement avancé. On y note aussi une insuffisance de personnel. À ces insuffisances s’ajoute le climat d’insécurité lié à la menace terroriste dans le Sahel et aux portes des frontières nationales. Ces réalités ont été exposées au Garde des sceaux par le Président du tribunal, M. Komlan Komlavi Ignéza.
Le choix de Mandouri et des autres localités telles que Dapaong, Tandjouaré et Mango pour l’implantation de ces infrastructures est donc pleinement justifié. Il traduit la volonté politique, plusieurs fois martelée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, selon laquelle aucun pan du territoire national ne doit rester en marge du développement.



Le projet à Mandouri porte sur la construction d’un bâtiment de tribunal en rez-de-chaussée, répondant aux normes techniques et fonctionnelles en vigueur, ainsi que sur la réalisation d’un logement pour le président du tribunal, afin de garantir sa disponibilité et d’assurer une meilleure continuité du service public de la justice. Les travaux seront exécutés par l’entreprise OTAMARI SARL, sous le contrôle du groupement IDA, pour un montant toutes taxes comprises de 322 798 134 francs CFA, avec un délai contractuel de douze mois.
À Dapaong, chef-lieu de la région des Savanes, d’autres infrastructures judiciaires modernes verront également le jour d’ici six mois. Le Garde des sceaux y a présidé le lancement des travaux de construction du Tribunal de Grande Instance (TGI), ainsi que la réhabilitation de la prison civile du milieu, confiés à l’entreprise ETOM BTP SARL, sous le contrôle de EZA Architecture, pour un montant de 643 027 657 francs CFA.
Ce projet répond à une préoccupation majeure des populations rurales et frontalières : l’accès effectif à la justice. L’État renforce ainsi la confiance des justiciables dans l’institution judiciaire et consolide l’État de droit.
Dans cette dynamique globale, les préfectures de Tandjouaré et de l’Oti ne sauraient être en reste. Dans ces deux localités, c’est le directeur de cabinet du ministère, M. Kadanga Tchalim, qui a présidé la remise des sites aux entreprises. À Tandjouaré, il est prévu la construction, dans un délai de douze mois, d’un tribunal d’instance à compétence civile, pour un montant de 380 047 739 francs CFA, confiée à l’entreprise CETA SA, sous le contrôle du groupement CEST–BECEA–PI Conseils.



À Mango, dans la préfecture de l’Oti, dernière étape de la tournée, les travaux portent sur la réhabilitation du tribunal d’instance à compétence correctionnelle et civile, ainsi que sur la réhabilitation de la prison civile avec construction de nouvelles cellules. Les travaux, d’une durée de six mois, seront réalisés par l’entreprise DELTA BTP, sous le contrôle de SATA/GC, pour un montant total de 594 266 589 francs CFA.
L’ensemble de ces bâtiments modernes et logements de fonction est de nature à améliorer la motivation, la disponibilité et la stabilité des personnels judiciaires affectés dans ces zones sensibles.
Le coût total de la réalisation de ces ouvrages s’élève à 2 446 393 096 francs CFA, sur un budget global de 6 100 000 000 de francs CFA, inscrit dans le cadre du Programme d’Urgence pour le Renforcement de la résilience et de la Sécurité des communautés (PURS) pour la période 2024-2028.
Par sa présence sur le terrain, le Garde des sceaux a ainsi donné une dimension stratégique et opérationnelle à l’action gouvernementale.