Le Ministère de la Justice et des Droits humains a lancé, depuis le mardi 02 juin 2026 à Lomé, un atelier de renforcement des capacités des agents des forces de défense et de sécurité ainsi que des magistrats sur la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Organisée avec l’appui technique du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), cette activité s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 20ème anniversaire de l’adoption de cet important instrument international de protection des droits humains.
Cette rencontre vise à favoriser une meilleure appropriation des dispositions de la Convention, ratifiée par le Togo en 2014, et à renforcer les connaissances des participants sur les obligations qui en découlent pour les autorités publiques. Les travaux permettront d’approfondir la compréhension des mécanismes de prévention et de protection des personnes contre les disparitions forcées ainsi que les dispositions juridiques du nouveau Code pénal.



La première session du 02 au 03 juin 2026, destinée aux forces de défense et de sécurité, est ponctuée de présentations thématiques, d’études de cas et de partage d’expériences. Elle a outillé les acteurs de la sécurité pour une meilleure prise en compte des exigences de la Convention dans l’exercice de leurs fonctions. La seconde quant à elle, tenue le 04 juin à l’endroit des magistrats, a mis l’accent sur la compréhension de la notion de disparition forcée, ses implications afin d’assurer un équilibre entre le respect des engagements internationaux et les droits fondamentaux garantis par les législations nationales. L’initiative s’achèvera le 05 juin par une séance de travail conjointe réunissant l’ensemble des acteurs de la chaîne pénale.
Dans son allocution à l’ouverture du premier atelier, la Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies au Togo, Mme Coumba Sow, a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à accompagner les efforts du Gouvernement togolais en faveur de la promotion et de la protection des droits humains. Elle a salué l’organisation de cet atelier qui contribue au renforcement des capacités des institutions nationales chargées de veiller au respect des engagements internationaux souscrits par le Togo.
Procédant à l’ouverture officielle des deux travaux au nom du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits humains, le Secrétaire Général, M. MISSITE Aworou, a souligné que cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale de consolidation de l’État de droit et de renforcement des garanties offertes aux citoyens, conformément aux orientations consacrées par la Constitution togolaise.

