Lomé, la capitale togolaise, a abrité du 18 au 20 février 2026 une réunion d’experts consacrée au développement de Procédures Opérationnelles Standardisées (POS) sur la collecte, la préservation et le partage d’informations recueillies en zones de conflits par les premiers intervenants. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un projet régional estimé à près de 3 milliards de FCFA, qui couvre le Togo, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Bénin. Intitulé « Renforcement de la chaîne pénale dans la lutte contre le terrorisme dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest », le programme est piloté par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) avec l’appui financier de l’Union Européenne sur une période de trois ans.
Cette session a regroupé les acteurs clés de la chaîne pénale impliqués dans la collecte, l’enregistrement, la gestion et le transfert des données obtenues lors d’opérations de lutte contre le terrorisme. Le panel était constitué notamment des personnels militaires, des membres des forces de défense et de sécurité, ainsi que des magistrats.
Ouvrant les travaux au nom du Garde des Sceaux, le Secrétaire général du Ministère chargé des Droits Humains, Monsieur Anathère TALIM, a indiqué que ces échanges entre experts contribuent à l’amélioration de la coopération militaro-judiciaire et policière en matière de lutte antiterroriste au Togo. Il a aussi précisé que l’objectif de ces procédures est de définir des protocoles détaillés de collaboration et de partage sécurisé de l’information entre tous les acteurs, afin de garantir une performance uniforme et de haute qualité.



Dans son intervention de circonstance, l’Attaché de programmes à la Délégation de l’Union Européenne auprès du Togo, M. Piero VALABREGA, a apporté des clarifications essentielles autour des POS. « D’une part, elles visent à faciliter le travail des primo-intervenants tout en consolidant les mécanismes de coordination. D’autre part, elles permettent d’assurer une gestion diligente des scènes de crime afin de soutenir les investigations, de garantir l’intégrité de la chaîne de traçabilité et de collecter des éléments de preuve pleinement admissibles devant les tribunaux, permettant des poursuites pénales réussies. » a-t-il soutenu.
La rencontre a connu la participation active de la représentante de l’ONUDC, Mme Alice GOZA, ainsi que de l’Attaché de cabinet du ministère de la Sécurité, le Commissaire Principal Abalo K. ABI.