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LA POLITIQUE NATIONALE DE JUSTICE ENFIN VALIDEE

Publié le : 01 oct 2020
Photo de la cérémonie d'ouverture des travaux de l'atelier

LE MINISTERE DE LA JUSTICE S'EST DOTE D'UNE POLITIQUE NATIONALE DE JUSTICE A  l'ISSUE D'UN ATELIER DE VALIDATION A L'HOTEL LA  CONCORDE A LOME LES 29 ET 30 SEPTEMBRE

Un atelier de validation de la Politique nationale de la justice (PNJ) s’est tenu les 29 et 30 Septembre 2020 à Lomé et présidé par le garde des sceaux, ministre   de la Justice, Kokouvi Pius Agbétomey en en présence du chef de la coopération de la délégation de  l’Union Européenne au Togo, Hugo Van Tilborg. Les experts venus de différents secteurs d’activités ont pendant deux jours, passer au peigne fin ce document  à travers lequel se décline une ambition, celle de doter le département d’une justice plus efficace, répondant aux aspirations des populations.

Même si la pandémie de la COVID 19 a freiné l’élan des acteurs judiciaires, elle n’a pas entamé leur détermination à  doter le secteur de la justice d’une politique nationale de justice.

Au regard des mutations intervenues dans les domaines sociopolitique, et de la volonté des populations et des dirigeants de disposer d’une justice de qualité, indépendante, équitable et accessible à tous, contribuant de façon significative à la consolidation de l’Etat de Droit, à la lutte contre l’impunité, à l’amélioration du climat des affaires pour l’atteinte des objectifs de l’émergence et de développement, il fallait à la justice togolaises de nouvelles orientations stratégiques.****

C’est qui est fait à travers la validation du document de politique nationale de justice  (PNJ) le à l’issue d’un atelier tenu les 29 et 30 septembre 2020, pour une période (repoussée d’un an du fait de la pandémie du coronavirus soit) 2021-2025.  

Cette politique a dégagé les priorités à l’horizon 2025. Elle est en cohérence avec celles définies par le Plan National de Développement (PND) et permettra d’agir pour rapprocher la justice des justiciables, réduire le temps de traitement de dossiers, d’éviter les lenteurs en conformant cela aux nécessités de la vie sociale et économique.   

Elaborée de façon  inclusive et participative, elle se veut assez ambitieuse. Elle se chiffre à 36,8 milliards de FCFA et  comporte six axes stratégiques.

L’opérationnalisation la PNJ est déclinée en quatre programmes identifiés sur la base des missions assignées au département de la justice à savoir : pilotage et soutien ; administration et gestion de la justice ; accès au droit et à la justice ; administration pénitentiaire et de la réinsertion.

A l’ouverture des travaux, le garde des sceaux, ministre de la justice Kokouvi Pius Agbétomey a relevé l’intérêt que revêt la PNJ, et le rôle primordial de la justice dans la société. Pour lui,

la politique nationale de la justice est appelée à devenir un instrument primordial de guidage des programmes, projets et actions de tout le secteur de la justice. Une justice qui non seulement est une vertu partagée par tous, mais également une institution de l’Etat qui joue un rôle régalien dans la vie de toute nation. Conscient de ce rôle dans notre société en pleine mutation, le gouvernement togolais a décidé d’engager l’institution judiciaire sur le chemin des réformes en vue de sa modernisation pour le renforcement de la démocratie et de l’état de droit, a-t-il indiqué tout en remerciant le partenaire financier, l’Union Européenne pour son constant accompagnement.****

Le présent atelier s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Secteur de la Justice (PASJ) tout comme les trois précédentes rencontres de diagnostic, du 29 juillet au 20 septembre 2019, l’atelier de validation du diagnostic et de planification stratégique, du 18 au 20 septembre 2019 et enfin l’atelier de validation technique du 03 au 04 octobre 2019.Dans le rapport sanctionnant cet atelier, les experts ont relevé la nécessité d’une relecture du document pour ajuster les données notamment les valeurs de référence, faire quelques reformulations afin de rétracter certaines réalisations déjà faites puis enclencher le processus d’adoption en Conseil des ministres suivi de l’organisation d’une table ronde des bailleurs de fonds. La mise en œuvre va nécessiter la création d’un comité de pilotage, la désignation des membres et la création des groupes thématiques, sans oublier l’élaboration du PASJ bis qui devra s’aligner sur la PNJ validée.

E.T²   

 

 

 

 

 

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