Gestion efficace et efficiente des prisons :

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Les  nouveaux administrateurs des maisons d’arrêt renforcent leurs capacités  

Un atelier de renforcement de capacités des nouveaux administrateurs de prison a démarré hier à Lomé. Il est organisé par la Solidarité Mondiale pour les Démunis et Détenus (SMPDD) en collaboration avec Amnesty Internationale section Togo et présidé par le garde des sceaux, ministre de la justice et de la législation en présence de plusieurs personnalités dont le président de la commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et le ministre des droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les Instituions de la République.

Prévue pour 2 jours, cet atelier de renforcement des capacités cible les 28 nouveaux administrateurs des 14 prisons civiles du Togo. Il est organisé à l’initiative de l’association  Solidarité Mondiale pour les Démunis et Détenus (SMPDD) en collaboration avec Amnesty Internationale section Togo. Selon les organisateurs, la rencontre s’inscrit   dans la dynamique de transformation profonde du secteur pénitentiaire togolais observée en 2024. Les anciens régisseurs de prisons ont été tous remplacés par des administrateurs de prison  issus du corps des surveillants de l’administration pénitentiaire (SAP). Il fallait donc leur doter d’outils et de compétences nécessaires pour une gestion  efficace, efficiente  et respectueuse des droits humains.

Selon le garde des sceaux, ministre de la justice et de la législation, Mipamb Nahm-Tchougli, : « Notre volonté de reconfigurer les établissements pénitentiaires est essentiellement justifiée par les mauvaises pratiques qui les ont transformées en de véritables fonds de commerce pour ceux qui en avaient la responsabilité. Je voudrais ici dire avec fermeté que ceci doit cesser impérativement. Notre engagement à faire des établissements pénitentiaires des lieux de resocialisation, d’éducation et de réinsertion, ne souffre d’aucune ambiguïté et je m’y appliquerai avec la rigueur qui me caractérise », a-t-il mis en garde. Le GDS s’est félicité de l’initiative de la SMPDD.

Il a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers de reconnaitre l’impact du travail accompli par cette association et de lui apporter un soutien plus accru pour lui permettre de pérenniser et d’élargir ses interventions. Le renforcement des capacités, l’amélioration des infrastructures, l’accès à des soins de santé de qualité et la promotion de la réinsertion sociale nécessitent des ressources conséquentes que seule une mobilisation collective peut garantir, à lancé le ministre à l’endroit des partenaires. Poursuivant toujours son allocution le ministre Mipamb a déclaré : «  Les conditions de détentions constituent un baromètre du respect des droits fondamentaux dans une société. Ainsi, en améliorant la gestion des prisons, nous contribuons directement à la promotion des droits de l’homme dans notre pays. Les nombreuses recommandations issues des mécanismes internationaux dont celle du sous-comité pour la prévention de la torture, nous exhortent à renforcer les capacités des secteurs clés de l’administration pénitentiaire. A travers cet atelier nous franchissons une étape importante vers la réalisation des engagements du Togo en matière de prévention de la torture et de protection des droits fondamentaux des détenus », s’est réjouis le ministre.

Le ministre des droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les Instituions de la République, Me Pâcome Adjourouvi, a pour sa part, remercié le ministre de la justice  « pour les réformes entreprises ces dernières années dans le secteur de la justice et qui l’ont totalement révolutionnées », a-t-il indiqué.  Pour lui, la constitution de la Vème République du Togo accorde une importance capitale aux droits humains. Elle réaffirme les principes fondamentaux de l’Etat tels que l’Etat de droit, la démocratie, l’égalité et la justice sociale qui sont essentiels pour garantir ces droits. Il a donc invité les participants à s’approprier les connaissances qui seront mises à leur disposition et à les mettre en pratique pour une consolidation de la gouvernance carcérale et de la protection des droits des détenus. De son côté, le président de la CNDH, Me Ohini Kwao SANVEE a relevé le fait que depuis novembre 2024 un changement majeur est intervenu dans la gestion des lieux d’incarcération avec la nomination des nouveaux administrateurs de prisons. Après avoir attiré leur attention sur leur responsabilité dans la gestion des prisons civiles togolaises, gestion qui va servir de jugement de notre société, il a a promis l’accompagnement de son institution : «  La CNDH en sa qualité de mécanisme de protection des droits humains et de prévention de la torture restera aux côtés de l’Etat pour apporter sa contribution pour l’amélioration quotidienne des conditions de détention dans les lieux de privation de liberté », a-t-il promis. Le Coordonnateur de la SMPDD, Joèl Késsouagni a fait savoir que malgré les efforts faits en faveur des prisons du Togo beaucoup reste encore à faire. En outillant et en dotant les administrateurs pénitentiaires de compétence selon les standards internationaux, ils nourri l’espoir qu’ils pourront relever les défis auxquels ils font face.