La République togolaise a accueilli à Lomé, du 27 au 28 juillet 2026, la 61e session du Conseil des Ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Après l’examen des différents dossiers par le Comité des experts, dont les travaux se sont achevés par l’adoption d’un rapport, la session statutaire, organisée sous la présidence de Me Pacôme Adjourouvi, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits Humains du Togo, a réuni en présentiel et en ligne les Ministres des pays membres, les responsables des Institutions ainsi que les experts autour des grands enjeux de gouvernance, de modernisation et de performance de l’Organisation.
La cérémonie d’ouverture de cette 61e session tenue à la Salle Fazao de l’Hôtel du 2 Février a connu trois allocutions. A la suite du mot de bienvenue du Préfet du Golfe, M. Kossivi Agbodan, le Secrétaire permanent de l’OHADA, Pr. Mayatta Ndiaye Mbaye, a exprimé sa profonde reconnaissance aux autorités togolaises pour leur engagement constant aux côtés de l’Organisation. Il a salué le rôle historique joué par le Togo dans la construction institutionnelle de l’OHADA.
Dans son discours d’ouverture, le Garde des Sceaux, Me Pacôme Adjourouvi, a réaffirmé l’attachement du Togo aux idéaux qui fondent l’organisation et les objectifs visés par les efforts de consolidation de l’organisation impulsés par le Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’OHADA, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé. « Promouvoir l’État de droit économique et œuvrer à l’amélioration continue du climat des affaires, afin d’accompagner les efforts de développement de nos pays et parvenir à une prospérité partagée en Afrique, demeure notre vision commune », a-t-il déclaré.



La Salle de presse du Centre international de conférence de Lomé a servi de cadre pour les travaux du Conseil des ministres. Durant cette session qui a suivi la cérémonie d’ouverture, les Ministres ont examiné plusieurs dossiers stratégiques. Les échanges ont notamment porté sur l’adoption d’un nouveau règlement financier, la mise en place d’une charte d’audit interne, la création d’un comité de gestion des risques et du contrôle interne en plus de diverses mesures visant à améliorer la gouvernance administrative et financière des Institutions de l’OHADA. Le Conseil a également procédé à l’élection de deux nouveaux juges à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) en l’occurrence Mme Hélène SARR du Sénégal et M. Edmond Pierre-Jacques DJAMA de la Côte d’Ivoire.
Pour les États membres, ces réformes confirment l’engagement commun de doter l’Organisation de mécanismes plus performants au service de son développement. Dans sa déclaration de clôture de cette 61e session, le Garde des Sceaux a également appelé les États parties à poursuivre leurs efforts afin d’assurer la pérennité de l’Organisation. « Il est de la responsabilité collective des États Parties d’œuvrer à la consolidation des acquis et à la pérennisation de l’OHADA. Notre Organisation fait la fierté de l’Afrique et rayonne à travers le monde. Il appartient aux États membres de veiller à son bon fonctionnement », a-t-il insisté.
En marge des travaux, un dîner de gala a été offert aux délégations dans une atmosphère empreinte de fraternité et de cordialité. La soirée a constitué un cadre privilégié de dialogue et d’échanges de présents, illustrant les valeurs qui fondent l’action de l’OHADA.


Les Ministres des pays membres présents à Lomé ont également rendu une visite de courtoisie, au Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé. Cette audience a permis de faire le point des conclusions de la session ainsi que des principales orientations retenues pour consolider le cadre juridique, promouvoir un financement durable des Institutions et poursuivre les réformes destinées à améliorer la sécurité juridique et judiciaire dans les États membres.
Le Secrétaire permanent a salué l’écoute et les orientations du Président du Conseil ainsi que l’engagement constant du Togo en faveur des idéaux d’intégration juridique et économique portés par l’OHADA.
