Lomé : les surveillants pénitentiaires célèbrent 14 ans d’engagement et de professionnalisation

Lomé : les surveillants pénitentiaires célèbrent 14 ans d’engagement et de professionnalisation

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Le corps des surveillants de l’administration pénitentiaire a célébré le  jeudi 30 Avril 2026, son 14ᵉ anniversaire, marquant ainsi plus d’une décennie d’existence depuis sa création par décret n° 2009-005/PR du 14 janvier 2009. À cette occasion, et à la veille de la fête des travailleurs du 1er mai, une journée de réflexion a été organisée à la Cour d’Appel de Lomé.

Placée sous le signe de l’échange et du renforcement des capacités, cette rencontre a été rythmée par trois communications majeures portant sur l’historique du corps, la gestion du stress professionnel et la sensibilisation aux maladies infectieuses en milieu carcéral. Ces thématiques traduisent les préoccupations actuelles des acteurs du secteur, confrontés à des défis aussi bien humains que sanitaires dans l’exercice de leurs fonctions.

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment le directeur de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Idrissou Akibou, représentant le ministre de la Justice et des Droits humains, le vice-président de la CNDH, le commissaire Gnambi Garba, le secrétaire général du ministère, Missite Komlan Aworou, ainsi que le magistrat militaire, le Colonel Dadjo Ograbako, entourés d’autres magistrats.

La première communication consacrée à l’historique du corps a permis de mesurer le chemin parcouru depuis sa création. Celle-ci s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du programme de modernisation de la justice, impulsé par le Président de la République d’alors, Faure Essozimna Gnassingbé, aujourd’hui Président du Conseil. L’objectif était de doter les établissements pénitentiaires de professionnels qualifiés, structurés en trois catégories : les surveillants en chef, les surveillants adjoints et les surveillants de l’administration pénitentiaire en remplacement des gardiens de la sécurité du territoire (GST).

Au fil des années, ce corps a connu des évolutions notables, notamment en termes d’effectifs, de renforcement des capacités et de participation aux missions de maintien de la paix. Des efforts ont également été consentis dans les domaines des infrastructures et de la logistique, même si des besoins persistent, en particulier en matière de recrutement.

Les intervenants n’ont pas manqué de soulever les défis auxquels ils font face au quotidien, tout en saluant les initiatives déjà engagées par les autorités pour y apporter des réponses.

Les deux autres communications ont, quant à elles, mis en lumière des enjeux très concrets du quotidien des surveillants. La présentation sur la gestion du stress professionnel a insisté sur la nécessité d’un accompagnement psychologique et de meilleures conditions de travail pour préserver l’équilibre des agents, souvent exposés à des situations de forte tension. De son côté, la communication sur les maladies infectieuses en milieu carcéral a rappelé l’importance de la prévention, de l’hygiène et de la sensibilisation, dans un contexte où la promiscuité en prison constitue un facteur de risque élevé.

Dans un geste fort, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Maître Pacôme Adjouvrouvi, a tenu à rendre visite aux participants, après avoir été représenté à l’ouverture des travaux. Il leur a transmis les salutations et les encouragements du Président du Conseil, avant de saluer leur professionnalisme, leur discipline, leur sens du devoir et leur courage.

Le ministre a également les questions de sécurité à nos frontières et réaffirmé son engagement à œuvrer, dans la mesure du possible, à la résolution des difficultés évoquées, tout en insistant sur le respect des droits humains dans les établissements pénitentiaires, une exigence essentielle dans le processus de modernisation du système judiciaire togolais.