Le 20 janvier 2026, s’est tenu dans l’enceinte de Tokoin Césal, un atelier national de validation du quatrième rapport périodique du Togo sur la mise en œuvre de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, destiné au Comité contre la torture. Inscrit dans la dynamique de consolidation des engagements internationaux du Togo en matière de protection des droits humains et de prévention de la torture, cet atelier a réuni une quarantaine d’acteurs clés, notamment les membres de la Commission Interministérielle de Rédaction des Rapports et de Suivi des Recommandations sur les Droits de l’Homme (CIRR), de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), des Organisations de Défense des Droits de l’Homme (ODDH) ainsi que des cadres du ministère.
L’organisation de cet atelier offre aux acteurs impliqués, l’opportunité de procéder à une lecture critique et constructive du rapport, d’en améliorer la qualité et la crédibilité, afin qu’il traduise fidèlement la réalité nationale et les actions menées sur le terrain. Représentant le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits Humains, le Secrétaire Général, M. Talim Anathère, a exprimé sa reconnaissance au Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, pour l’ensemble des conventions ratifiées, les mesures entreprises et les textes adoptés dans le cadre de la lutte contre la torture. Il a également félicité les membres de la CIRR et les acteurs de la société civile pour leur mobilisation constante aux côtés de l’Etat. Il a insisté sur le fait que « la torture est un crime imprescriptible en droit togolais (…) Qu’il s’agisse de l’état de guerre, d’instabilité politique ou de tout autre état d’exception, rien ne peut la justifier ». Dans son allocution, le SG a réitéré que la lutte contre la torture est essentielle, car il s’agit d’une violation fondamentale de la dignité humaine, et que son importance réside dans la protection des droits universels, la promotion de la justice et la réhabilitation des victimes.



Au Togo, la CNDH, en plus de ses missions régaliennes, a les prérogatives du Mécanisme National de Prévention de la torture (MNP). A ce titre, elle assure une mission de prévention de la torture et autres mauvais traitements notamment, dans les lieux de privation de liberté. Dans cette logique, le deuxième Vice-Président de la CNDH et Président du MNP, M. Garba Kodjo, prenant la parole, a souligné l’importance stratégique de cette rencontre, qu’il considère comme bien plus qu’un simple exercice de reddition de comptes. « Ce rapport est le reflet des efforts consentis par l’État togolais, des progrès accomplis, mais aussi des défis persistants qu’il nous appartient de relever collectivement », a-t-il indiqué.
Le Directeur de la législation et de la protection des droits humains, M. Akpaou Abdou Gafaou, dans son mot de cadrage, a rappelé, le contexte général de l’atelier tout en saluant l’esprit de concertation et de collaboration ayant guidé les travaux préparatoires. Pour lui, cette session vise à consolider le contenu du document final en vue de rendre compte des mesures prises par l’Etat dans le cadre de ses obligations internationales.
Au terme des échanges, les participants ont réaffirmé leur volonté de contribuer activement au renforcement des politiques publiques en matière de droits humains, à la consolidation des mécanismes nationaux de prévention de la torture et à la poursuite des efforts visant à assurer une meilleure protection des droits fondamentaux au Togo.