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FORMATION DU PERSONNEL FEMININ DU CORPS DES SURVEILLANTS DE L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE

Publié le : 14 aoû 2020
le SG de la justice, Missité Aworou, présidant le lancement du Projet AFS

ATELIER DE FORMATION DU PERSONNEL FEMININ DU CORPS DES SURVEILLANTS DE L'ADMINISTRATION PENITENTIAIRE

Le ministère de la Justice a lancé ce matin 14 Août 2020, à la Cour d’Appel de Lomé, le projet AFS (Association des Femmes Surveillants de l’Administration Pénitentiaire du Togo), axé sur le thème « FEMME ET PRISON » et présidé par le Secrétaire général,  Missité Aworou, représentant du garde des sceaux, ministre de la Justice.

La création de l’Association des Femmes Surveillants de l’Administration Pénitentiaire du Togo est une toute première dans l’histoire de ce corps créé en 2009 avec un effectif de 435 agents dont 108 femmes.

Le projet AFS lancé ce jour  a pour objectif de favoriser l’amélioration des conditions de vie et de travail des femmes dans l’environnement carcéral au Togo. Il vise également à former environ 70 femmes des prisons de Lomé et de ses environs notamment Tsévié, Vogan et Aného sur les droits des femmes et la gestion des prisons, la santé maternelle et l’hygiène personnelle dans l’environnement du travail ainsi que les techniques de  fouille et de détection des drogues et autres stupéfiants.***

Dans le système carcéral au Togo, même si les femmes détenues sont séparées des hommes, il n’en demeure pas moins vrai que le contact du personnel de surveillance de sexe masculin est régulier dû au fait qu’il n’existe pas de personnels féminins spécialement affecté à la surveillance des femmes comme le veulent les Nations Unies : que seul un personnel féminin soit affecté à la gestion des femmes détenues. La séparation des hommes et des femmes et l’affectation d’un personnel exclusivement féminin à  la surveillance des détenues sont des garanties fondamentales contre la violation des droits des femmes, personnel de surveillance et détenues.--

On évite ainsi tout risque de harcèlements et de violences sexuelles.  Ces actes peuvent inclure, dans le meilleur des cas qu’on puisse épier les détenues dans leurs cellules,  les douches ou les toilettes ou  pénétrer dans leurs cellules quand elles sont déshabillées  et au pire, de les obliger à une  relation sexuelle en échange de biens ou de services

***Tous ces actes passent pour des défis à relever et les premiers responsables du département de la Justice s’investissent à promouvoir les droits des femmes, la santé maternelle, la santé de reproduction, la santé physique et mentale des femmes dans l’environnement carcéral pour plus d’équité en matière de justice.

Ce projet très apprécié du représentant du Garde des sceaux, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée Internationale de la Femme Africaine. Le corps de surveillance de l’Administration Pénitentiaire, a saisi l’occasion pour   pour lancer un appel aux autorités du ministère sur la nécessité d’organiser des formations continues afin d’améliorer davantage les prestations des Surveillants au sein des prisons, d’une part et le renforcement de l’effectif de ce personnel par un recrutement d’autre part.

Le démarrage des travaux a eu lieu en présence du Directeur de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion, Idrissou Akibou, du chef des Opérations SAP, M. Séou Nicada, représentant le chef de corps des SAP et des experts formateurs.

E.T²

 

 

 

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