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ENDIGUER LES MAUX QUI MINENT LA JUSTICE TOGOLAISE : LA COUR SUPREME ET L’ORDRE DES AVOCATS ACCORDENT LEUR VIOLON

Publié le : 12 aoû 2020
Monsieur Akakpovi GAMATHO, Président de la Cour suprême du Togo

 

 RENCONTRE D'ECHANGES ENTRE LA COUR SUPREME ET L’ORDRE DES AVOCATS  SUR LES MAUX QUI MINENT LA JUSTICE TOGOLAISE

Lenteur judiciaire, démarchage, corruption, concussion sont autant de maux dont souffre la justice togolaise et pour lesquels le garde des sceaux, ministre de la Justice s’investi pour y apporter des solutions. Ces préoccupations sont partagées par les autres acteurs judiciaires. En témoigne la rencontre le 6 août 2020 entre la Cour suprême et le Barreau du Togo, en dépit de la pandémie du coronavirus, pour des réflexions, dans une synergie d’actions, en vue d’un changement de paradigmes sur ce secteur.

Lenteurs judiciaires, démarchage, corruption, concussion, ces mots sont –ils partie intégrante de l’ADN de la justice ou de simples maux auxquels on peut y trouver des remèdes

? Cette interrogation mérite d’être posée dans la mesure où ils caractérisent la justice togolaise. Des maux qui ternissent l’image du pays et des acteurs judiciaires, éloignent les justiciables de l’institution judiciaire et sapent les efforts du gouvernement qui s’investi bon an mal an pour lui redonner ses lettres de noblesse.

Le 6 août dernier, ce sont les membres du Conseil de l’ordre des avocats du Togo, conduits par le bâtonnier de Lomé, Me Sédjro Koffi Dogbeavou qui ont entrepris une démarche qui les conduit à la Cour suprême du Togo.

La délégation composée de huit avocats a été reçue par le président de cette Cour, Monsieur Akakpovi Gamatho, à la salle de délibération, entouré de ses proches collaborateurs. La rencontre avait pour objectifs de réfléchir sur des problèmes d’intérêts communs et leur trouver, dans une synergie d’action, des solutions idoines.

Cette initiative est très appréciée du président Gamatho. Il a salué la démarche du barreau qui devance ainsi les réflexions que faisait son institution dans le même sens, mais qui n’ont pas pu se concrétiser par faute de temps. La pertinence des problèmes évoqués et l’urgence d’amorcer la recherche des solutions durables ont été relevé par les différents intervenants qui promettent chacun un ferme engagement aux côtés des premiers responsables des deux institutions.

Ce fort engagement et cette détermination des magistrats et avocats permettant d’aboutir à un changement de paradigme s’intègrent à la vision du garde des sceaux, ministre de la Justice, Pius Kokouvi Agbétomey, qui ne rate pas d’occasion pour appeler les acteurs judiciaires à plus de responsabilité, à ne pas tomber dans les travers, pour faire de la justice togolaise une fierté partagée de tous.

La rencontre s’est soldée par la mise en place d’une commission mixte paritaire de huit membres (Cour suprême – Conseil de l’ordre des avocats) pour l'ébauche du cadre de travail et de l’agenda des plénières. Des plénières à l’occasion desquelles des résolutions seront prises afin d’endiguer les maux qui minent la justice togolaise.

E.T² (source Cour suprême du Togo)

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